Le syndrome d’Osgood-Schlatter

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Qu'est-ce que c'est?

Le syndrôme d’Osgood-Schlatter désigne des douleurs liées à la croissance situées au niveau de la bosse située en haut de l’avant du tibia: la tubérosité tibiale antérieure.

Le fonctionnement du cartilage de croissance du bas du fémur (1) va permettre l’allongement de l’os. Ceci va entraîner un étirement du quadriceps (2), qui va se transmettre au tendon rotulien (3), et en particulier sur sa zone d’attache sur le tibia, la tubérosité tibiale antérieure. Comme il s’agit d’une zone encore partiellement cartilagineuse, elle est plus sensible à ces phénomènes d’étirement, ce qui va entraîner une inflammation, et donc les douleurs (4).

schéma expliquant l'origine des douleurs dans le syndrome d'Osgood-Schlatter

L’inflammation va aussi entraîner un épaississement de l’os à ce niveau, ce qui donnera une bosse.

Ce phénomène se produit en phase de croissance rapide. C’est pourquoi on l’observe habituellement à l’adolescence. Plus l’enfant va être actif, plus les tensions sur le tendon rotulien vont augmenter et plus les douleurs seront invalidantes.

Le syndrôme d’Osgood-Schlatter guéri toujours sans séquelle une fois la croissance terminée.

Comment fait-on le diagnostic?

Classiquement, il existe une bosse au niveau de la tubérosité tibiale qui est sensible à la palpation. L’examen recherche s’il n’y a pas d’autre anomalie (épanchement, laxité des ligaments, problème rotulien ou méniscal). Il faut s’assurer que les douleurs apparaissent pendant l’effort ou au décours, et qu’elles disparaissent avec le repos. La douleur est présente au niveau des 2 genoux dans environ la moitié des cas.

En cas de doute, on pourra réaliser une radio. Celle-ci sera le plus souvent normal. On pourra parfois retrouver des calcifications sur la zone d’attache du tendon rotulien (image c, flèche) qui sont liées à l’inflammation et qui ne signent pas une fragilisation.

photo de la bosse en haut et en avant du tibia dans le syndrome d'Osgood-Schlatter

Quels sont les traitements possibles?

La consigne principale pour limiter les douleurs est le repos sportif. Mais comme il n’existe pas de risque de complication, cette mise au repos ne doit pas être absolue. L’intensité des douleurs varie dans le temps. Quand l’enfant n’est pas douloureux, il peut pratiquer normalement. Il faut veiller à bien réaliser des exercices d’échauffement préalablement aux efforts. En période douloureuse, il faut savoir être raisonnable et arrêter les efforts, pour ne pas se retrouver dans des situations de douleurs parfois très difficiles à soulager.

Le traitement médical des douleurs n’a rien de spécifique et fait appel aux antalgiques standard (paracétamol, ibuprofène).

Certaines orthèses ou genouillères peuvent être essayées. Leur efficacité est très inconstante. En tout cas, si elles permettent un soulagement, même partiel, il n’y a aucun effet néfaste à les utiliser.

Enfin, en phase douloureuse, la réalisation de séances de kinésithérapies peut être très favorable. 

 

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