Le syndrome de Sever

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Qu'est-ce que c'est?

Le syndrome de Sever désigne des douleurs liées à la croissance situées au niveau la zone d’attache du tendon d’Achille sur l’os du talon: le calcaneum.

Le fonctionnement du cartilage de croissance du bas du tibia (1) va permettre l’allongement de l’os. Ceci va entraîner un étirement du triceps, qui va se transmettre au tendon d’Achille (2), et en particulier sur sa zone d’attache sur le calcaneum. Comme il s’agit d’une zone encore partiellement cartilagineuse, elle est plus sensible à ces phénomènes d’étirement, ce qui va entraîner une inflammation, et donc les douleurs (3).

schéma expliquant l'origine des douleurs dans le syndrome de Sever

Ce phénomène se produit en phase de croissance rapide. C’est pourquoi on l’observe habituellement à l’adolescence. Plus l’enfant va être actif, plus les tensions sur le tendon d’Achille vont augmenter et plus les douleurs seront invalidantes.

Le syndrome de Sever guérit toujours sans séquelle une fois la croissance terminée.

Comment fait-on le diagnostic?

Classiquement, la douleur est localisée sur le talon. L’examen recherche s’il n’y a pas d’autre anomalie. Il faut s’assurer que les douleurs apparaissent pendant l’effort ou au décours, et qu’elles disparaissent avec le repos. La douleur est présente au niveau des 2 talons dans environ la moitié des cas.

En cas de doute, on pourra réaliser une radio. Elle aura pour but de rechercher une autre cause, comme par exemple un kyste intra-osseux du calcaneum. La radio sera normale dans le cas d’un syndrome de Sever.

Quels sont les traitements possibles?

La consigne principale pour limiter les douleurs est le repos sportif. Mais comme il n’existe pas de risque de complication, cette mise au repos ne doit pas être absolue. L’intensité des douleurs varie dans le temps. Quand l’enfant n’est pas douloureux, il peut pratiquer normalement. Il faut veiller à bien réaliser des exercices d’échauffement préalablement aux efforts. En période douloureuse, il faut savoir être raisonnable et arrêter les efforts, pour ne pas se retrouver dans des situations de douleurs parfois très difficiles à soulager.

Le traitement médical des douleurs n’a rien de spécifique et fait appel aux antalgiques standard (paracétamol, ibuprofène).

Le port de talonnettes amortissantes en gel peut être essayé. Leur efficacité est très inconstante. En tout cas, si elles permettent un soulagement, même partiel, il n’y a aucun effet néfaste à les utiliser.

Enfin, en phase douloureuse, la réalisation de séances de kinésithérapies peut être très favorable. 

 

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